Dimanche 25 janvier 2009
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"C'est dans
les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande
solitude…"
Déjà, au 17ème siècle, Jean Racine exprimait une vérité que nous croyons découvrir
aujourd'hui…
Qui, s'il ne la vit pas, peut évoquer avec justesse la solitude d'Alain, 35 ans, ou celle de Claude, 42 ans
?
Qui, puisqu'il ne la partage pas peut comprendre la solitude d'Hélène, 87 ans, ou celle de Thérèse, 78 ans
?...
Ou encore celle de Jean à l'hôpital ?...
Père, donne-moi de ne pas croire que je sais ce qu'ils vivent…
Même lorsque je souffre moi-même de solitude, ma solitude n'est pas celle de
l'autre…
Sachons être humblement à l'écoute, attentifs à la manière dont nous pourrions être inventifs pour briser les solitudes
autour de nous.
Car il s'agit bien de solitudes plurielles. Thérèse qui a toujours vécu seule, qui n'a jamais eu ni compagnon ni enfants
ne se sent pas seule de la même manière qu' Hélène qui a enfants et petits-enfants… mais qui est tout de même si terriblement seule depuis la mort de son
mari.
Et que dire de celle de Claude, 42 ans, qui ne trouve pas de travail, qui est brouillé depuis 20 ans avec sa famille, et
qui ne fait confiance à personne. Et Freddy, seul parce que sa famille est en Angola, et qu'ici, il n' a pas d'amis mais que des compagnons d'infortune, de rencontre ?... Et Hélène, enfermée dans
la maladie, coupée de tous qu'elle a elle-même maladroitement rejetés…
Oui, solitudes multiples…
Père, donne-moi de ne pas juger, donne-moi de Te découvrir dans tous ces visages si
différents.
Donne-moi de savoir faire jaillir en eux les merveilles que Tu y as mises. Donne-leur de se révéler et de découvrir leurs
propres richesses.
Donne-moi d'accepter de recevoir. Parfois j'arrive avec mon dynamisme, ma vitalité, indisponible à tout ce que ces
personnes seule pourraient me donner. Ouvre mon cœur.